
Juste avant la deuxième guerre mondiale (1937) la production annuelle, cependant normale, se répartissait déjà comme suit: 11000 tonnes de pavés, 14500 tonnes de moellons bruts, 3200 tonnes de moellons de parement et 72000 tonnes de concassés.
C’est en 2001, suite au décès de l’exploitant précédent et à la liquidation de son entreprise que Pierre Dethier, ingénieur des mines, décide de reprendre l’activité tout en se fixant un objectif précis: trouver l’équilibre entre la production de pierres ornementales et celle de concassés.
Face à ce défi, il n’est pas seul et s’est en s’associant à François Feller, spécialiste du concassage, qu’il s’est lancé dans l’aventure. La production a donc deux aspects et doit répondre à deux philosophies différentes mais compatibles. On constate ainsi qu’au-delà d’un contraste parfois surprenant, la fabrication artisanale qu’impose le travail de la pierre destinée à l’ornement peut parfaitement côtoyer son traitement purement industriel et mécanisé. Aujourd’hui, la carrière compte une douzaine de personnes, chacune avec des spécificités propres.
La partie supérieure, sous la couche terrestre, présente une pierre de couleur claire, un jaune ensoleillé, dénommée «pierre d’avoine». Plus tendre, plus friable, elle convient principalement pour le façonnage de moellons.
Les couches intermédiaires et inférieures révèlent des teintes plus variées, dans la gamme de gris-vert-bleu, beige-brun-ferrugineux.
Les blocs extraits sont refendus à l’aide de marteaux pneumatiques, ensuite, les plaques obtenues sont souvent clivées (moellons dégrossis, pavés mosaïques...).
L’équarrissage et l’épinçage restent deux activités entièrement manuelles et permettent l’obtention de produits plus ou moins retouchés (moellons semi-taillés et taillés d’équerre, platines, dalles, couvre murs,...).